FICTION – Noël voit dans le métro une bande de jeunes embêter une jeune femme. Que faire ? Se lever et l’aider ? Ne pas bouger et regarder ailleurs ? Il hésite, puis finit par prendre une décision. Qui va changer sa vie. Et celle des autres.

 

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Chapitre 7

 

Quelque part dans la nuit, on entendit les jappements d’un chien, brisant la torpeur des plaines calmes et silencieuses qui s’étendaient par-delà l’horizon. Pour le docteur Wagner, le constat était sans appel : malgré son âge avancé, l’animal subsistait, ce qui signifiait par la même occasion que ses propriétaires, ceux qui résidaient dans la grande propriété située à environ cinq cents mètres du centre de recherche, n’avaient, pour le moment, pas trouvé le courage de le faire piquer. Furtivement, Wagner se souvint du chien qu’il possédait lui-même, étant enfant. Lui aussi avait duré un bon moment, estimait-il.

dPuis, sur la fin, la dégradation avait été aussi spectaculaire que soudaine. À tel point qu’elle constituait l’un des plus grands traumatismes de son enfance ; en quelques semaines, tout était allé de travers, et les organes vitaux du teckel familial avaient lâché, un par un. La pauvre bête gémissait et souffrait continuellement, et son père lui avait expliqué que, dans certains cas comme celui-ci, la meilleure chose à faire était de mettre fin à ses jours, pour abréger ses maux.

Une bonne équipe

Ils s’étaient donc rendus chez le vétérinaire, puis, en revenant, ils avaient creusé un petit trou dans la terre à l’aide de pelles, près de la clôture qui encerclait le jardin. Pourquoi les animaux ont-ils un droit à l’euthanasie largement plus respecté et répandu que celui des humains ? Wagner ne comptait plus le nombre de fois où cette question l’avait hanté. Elle le poursuivait en quelque sorte et le confortait chaque fois dans la pertinence de ses travaux. Proche de lui, sous les draps, Isabelle continuait de fixer le plafond, indifférente aux aboiements du vieux chien sénile et presque aveugle que l’on percevait dehors.

– « L’essai d’aujourd’hui est une vraie réussite », lâcha-t-elle après une longue phase de mutisme. « La manière dont tu as su guider le sujet était remarquable. J’ai toujours su que tu y arriverais.
– Sans toi, je ne suis pas certain que j’aurais pu aller jusque là.
– Il est évident que nous formons une bonne équipe ; un duo à la fois performant et complémentaire. Mais ici, je t’assure que tous les mérites te reviennent. Cette façon d’épauler le patient, de lui faire resurgir un environnement lié à son propre parcours de vie, ça sort du cadre de nos recherches. En fait, je crois avoir décelé une seconde quête qui t’anime – un autre but. Tu n’as plus seulement l’intention de mener le logiciel à son aboutissement ; tu veux t’impliquer, humainement parlant. Tu ne veux pas te contenter de laisser les sujets – ou plutôt, le sujet, puisqu’il n’y a que celui-ci qui « fonctionne » pour l’instant – errer à sa guise et bâtir son propre « royaume » tout seul. Tu veux devenir un soutien psychologique pour lui, un mentor. Tu as envie de prendre activement part à sa nouvelle existence. Toutes ces impressions dont tu nous as fait part en témoignent. Je suis convaincue que tu as eu une révélation, là-bas. Un changement qui transcende et surpasse le scientifique que tu es. »

Visiter son corps

« Isabelle avait raison. Isabelle a toujours raison, c’est un fait, mais cette fois-ci, se dit Wagner, il y avait quelque chose de plus intime dans sa manière d’avoir raison. » Et brusquement, l’émotion l’envahit, car il crut l’espace d’un instant qu’une réciprocité pouvait exister entre eux, au-delà de ces rencontres fugaces qu’ils cultivaient depuis des mois, en toute clandestinité. Puis, quelques secondes plus tard, il se souvint non sans tristesse que cet élan l’emportait quasiment à chaque fois qu’ils venaient de faire l’amour, qu’il trouvait finalement n’importe quel prétexte en son for intérieur pour voir ce qu’il souhaitait voir, et qu’en fin de parcours, il y avait quelque chose de fermé chez Isabelle – une porte irrémédiablement close qui l’empêchait de l’aimer comme il le voudrait.

« Je peux visiter son corps de toutes les manières possibles ; j’ai accès à son sexe, sa bouche et son cul comme je l’entends, mais hélas, son cœur me sera toujours étranger« , se dit Wagner, avec une brusque envie d’aller prendre l’air. Depuis combien de temps n’était-il pas sorti du centre ? En réponse, le malheureux chien glapit plus fort que jamais, avant de se taire pour de bon, quelques instants plus tard.

– « Tu sembles soucieux, déclara son adjointe, en glissant furtivement sa main vers la région de son pubis.

Turpitudes

Pas vraiment, répondit Wagner. Enfin si, un peu, peut-être. À vrai dire, je ne sais pas trop quoi penser. Durant notre rencontre, ce garçon m’avait paru si jeune, si largué. C’est si bizarre que sa vie se soit stoppée à ses vingt ans, et que, huit ans plus tard, on le retrouve tel qu’il l’était à ce moment-là. C’est comme s’il avait été cryogénisé de l’intérieur et qu’on le réactivait, sans que rien de sa personnalité n’ait été altéré par le temps. Il n’a rien vu, rien connu, et ne sait rien de la vie, dans le fond. Peut-être y-a-t-il quelque chose de personnel dans ce que tu as lu en moi, dans cette envie de m’investir. Peut-être ai-je envie de l’aider, tout simplement parce qu’il m’a humainement touché.
– Je comprends… »

À présent, la main d’Isabelle remuait avec lenteur et douceur, et Wagner se sentit progressivement distancé par ses turpitudes, comme si cette dissociation éternelle entre l’homme, l’amant et le médecin pouvait connaître un semblant de répit. Il ne pensa plus à Noël qui, de son côté, libérait son imagination, conscient des opportunités que sa nature inédite lui offrait. Demeurant dans la chambre de son frère après le départ du docteur Wagner, il avait réfléchi à tout ce que lui avait annoncé cet homme, considérant les choses d’une manière nouvelle, un peu comme si son mode de pensée avait été révolutionné.

Autre vie

Auparavant, dans son « autre vie », tout lui paraissait complexe, tortueux, insaisissable. Pour trouver un bon boulot, il fallait faire de bonnes études, et encore, rien n’était sûr. Il y avait la crise, le chômage, le racisme ; tout était bouché, et il s’était toujours senti comme une merde à qui personne n’aurait envie de confier ses espoirs.
Pareil avec les filles, avec leurs exigences, leurs paradoxes, leurs mystères. Inaccessibles selon lui, à tel point qu’il n’avait jamais réussi à en baiser une seule. Évidemment, qui ne tente rien n’a rien – autant avec un boulot qu’une fille. Mais maintenant, tout changeait, vu qu’il disposait des « pleins pouvoirs« , comme l’avait déclaré Wagner. Il s’était donc figuré Juliette, la seule entité féminine qu’il gardait en mémoire avec précision. Celle qui faisait partie de ses tout derniers souvenirs, et qui lui avait pas mal plu, dans le fond. Et Juliette était apparue pour lui tenir compagnie, sublimée par ce qu’il attendait d’elle, dans ce monde où toute répression du désir était abolie.

 


Chapitre 8

 

 

Pour sa part, Juliette qui évoluait toujours dans la vie, la vraie, ne conservait pour ainsi dire plus aucun souvenir de Noël, mis à part quelques réminiscences spontanées, au demeurant insignifiantes. Globalement, cette anecdote n’avait plus vraiment d’impact sur son existence actuelle, et elle menait sa barque parmi ses semblables, sans que son traumatisme de jeunesse et sa culpabilité de jeune adulte ne viennent la troubler. Une distance relative s’était créée, et c’était déjà ça de pris.

Au supermarché de Châtelet, devant les étals de viande étroits et pauvres en choix, Juliette songeait à ce régime qu’elle s’apprêtait à rompre, tranquillement, la jouant très relax dans le fond, sans être atteinte d’un quelconque remord. Ces cinq dernières années, elle avait voyagé beaucoup et partout. Elle avait parcouru tous les continents du globe et visité quasiment tous les pays officiellement reconnus par l’ONU. Ce « tour du monde », intervenu quelques semaines après sa sortie d’asile, provenait de plusieurs constats simples qui l’avaient amenée à penser que rien ne la retenait ici et que tout lui restait à voir. Globalement, cela résonnait avec ce qu’il y avait de plus banal et prévisible chez l’Homme, Juliette le savait, mais elle s’en était royalement foutue. Elle avait juste pris ses bagages et s’était tirée, avant de devenir végane trois ans plus tard.

Liaison

Ce changement s’était produit au cours d’une virée à Kiev, où elle avait fait la rencontre d’un groupe d’étudiants qui l’avaient invitée à venir passer un moment dans la grande baraque qu’ils occupaient, non loin du centre. Là-bas, tous sans exception partageaient les mêmes convictions, particulièrement en ce qui concernait la viande et les conséquences catastrophiques de sa production et de son marché pour l’environnement. Se prêtant au jeu, et aussi pour impressionner ce bel Argentin qui étudiait le droit international, Juliette s’était trouvée une âme de militante pour la cause animale, et avait tout bonnement arrêté de manger de la viande. Dans le même temps, une sorte de liaison s’était nouée entre elle et l’Argentin en question, assez brève et plutôt nulle en fait, surtout sur le plan sexuel.

Effectivement, peu axé sur les notions de partage, d’échange ou d’écoute des désirs de l’autre, le Sud-Américain n’avait cessé de vouloir la sodomiser, sans jamais parvenir à la satisfaire de cette manière là. Assez rapidement, Juliette s’était lassée de lui et de la monotonie de leurs rapports, et elle avait décollé pour Moscou, laissant derrière elle les néo-hippies végans de Kiev, qui, dans le fond, n’avaient rien de très contestataire ni de très marginal.

Végan

Cela faisait quelques années déjà que l’industrie de la viande avait été ralentie, bridée depuis 2025 précisément, et que des campagnes de prévention, voire de dissuasion, avaient été lancées par les gouvernements pour sensibiliser le consommateur. Ces gens n’avaient fait que s’aligner sur une norme et un état d’esprit généraux, déjà pleinement établis. Ça n’avait donc pas vraiment de sens en fait.

« Tout ça n’avait été qu’une mascarade passablement clinquante et vulgaire », se dit Juliette, lorsqu’elle s’empara d’une bavette bien saignante et qu’une femme d’une soixantaine d’années passant près d’elle lui jeta un regard plein de mépris. Revenue dans son studio, sa bavette cuite à point sous les yeux, à peine entamée, avec son fort arôme de chair grillée, d’herbes de Provence et de sang qui fondait dans la bouche, Juliette conclut qu’elle s’était faite enculer dans tous les sens du terme, à se priver d’un tel plaisir durant ces deux dernières années. Et tout ça pour un Argentin à la con…

Le vent

Après, elle se cala confortablement devant son ordinateur et écrivit, ne s’arrêtant que lorsque les premières lueurs de l’aube tombèrent sur Paris. Les jours suivants, elle réalisa qu’avoir spontanément renoncé à son véganisme la boostait – ou tout du moins, lui faisait l’effet d’un certaine vigueur intellectuelle. « On exploite bien mieux les ressources de son imaginaire lorsqu’on se délivre de sa bien-pensance et que l’on se sent un peu paria« , nota-t-elle pour elle-même.

Et c’était vrai : après s’être sentie emprisonnée et étouffée par son job de journaliste, toujours forcée d’acquiescer, de prendre le même parti que tout le monde, d’écrire les mêmes conneries que les uns et les autres, et d’essayer d’être la fille porteuse des bonnes valeurs, Juliette avait rencontré un gouffre à l’intérieur d’elle-même ; gouffre dont elle en mesurait la taille que maintenant. Il y avait un fort désir de transgression et de rupture chez elle, qui ne pouvait s’exprimer qu’après avoir chuté et traversé le monde pour se remettre sur pied.

Liberté

À trente-six ans, elle avait donc commencé un projet, quelque chose de purement intime, totalement libre et parfaitement égoïste, qui n’avait rien à voir avec ses activités précédentes, car il s’agissait là d’un roman. Avec ce qu’il restait de l’héritage de sa mère, quelques économies, et les aides sociales, elle pouvait se permettre de ne rien faire pendant encore trois ou quatre ans, professionnellement parlant. Elle n’avait pas non plus de copain, ni beaucoup d’amis devant lesquels elle devrait se justifier, et elle pouvait se consacrer pleinement à l’écriture – en toute sérénité. Le sentiment de liberté n’avait jamais été aussi palpable que durant les deux années de rédaction de son premier livre.

Après, évidemment, le vent tourna.

 

Chapitre 9

 

 

Wagner avait échoué, il s’était fait à cette idée. Quasiment tous les patients avaient rejeté Kadath, malgré les investissements considérables déployés pour ce projet. Face à cet échec flagrant, le cas de Noël relevait du miracle ; il n’y avait pas d’autres explications possibles. Les innombrables tests n’avaient jamais rien apporté de concret, et le fait que ce patient-là ait pu communiquer et profiter à sa guise du logiciel restait un pur mystère. À présent, il était le seul à demeurer dans la clinique, les autres ayant été soit transférés vers d’autres hôpitaux, soit euthanasiés, tout simplement. Depuis que la loi autorisant l’euthanasie avait été signée en 2026, la demande avait explosé, et les familles avaient vu là une autre alternative pour le salut de leurs proches.

Devant l’absence de résultats probants, celles des patients de Wagner s’étaient résolues à prendre d’autres décisions, et de son côté, le docteur n’en éprouvait aucune rancune. Il ressentait même un soulagement immense, depuis l’évacuation des lieux. Il n’avait plus à se soucier d’une dizaine d’êtres qu’il s’était épuisé à faire revivre à l’intérieur d’eux-mêmes. Il avait réussi avec un seul, et c’était déjà une très grande chose.

Kadath

De son côté, Noël était un peu moins optimiste. Il se sentait triste pour le docteur Wagner, parce qu’il avait une large estime pour lui, et qu’avoir assisté de près à son impuissance ne l’avait pas laissé indifférent. Aussi, il se sentait déçu, car pendant un temps, le secret que lui avait confié son bienfaiteur au sujet du projet Kadath lui avait fait naître certains espoirs. Très peu de personnes avaient eu vent des réelles intentions de Wagner, lorsqu’il avait mis tout cela en œuvre. Noël, qui, au même titre qu’Isabelle, bénéficiait d’une relation spécifique avec le docteur, figurait parmi ces privilégiés. Un jour qu’ils parcouraient une forêt crépusculaire que Noël confectionnait à mesure de leur marche, Wagner s’était arrêté pour lui jeter un regard incandescent, comme s’il s’apprêtait à lui faire une révélation.

– « Savez-vous ce qu’est Kadath, mon cher Noël ?« , avait-il annoncé d’un ton abrupt. « Vous êtes-vous déjà demandé d’où provenait ce nom un peu étrange ?
– Pas vraiment, non.
– Connaissez-vous Lovecraft, au moins ? Avez-vous déjà lu ses textes, ou même seulement entendu parler de lui ?

Les rêves se confondent avec la réalité.

Lovecraft

« Navré de vous décevoir, docteur, mais encore non. C’était pas vraiment mon truc, la lecture, les bouquins, tout ça. Je pense même pas en avoir ouvert un seul après m’être fait jeter du lycée.
– Hum, eh bien, Lovecraft était un écrivain américain actif début vingtième siècle, inscrit parmi les pionniers de la littérature fantastique contemporaine. Il est notamment l’instigateur d’un panthéon foisonnant de dieux cosmiques malfaisants et passablement monstrueux, constituant ce qu’on appelle le mythe de Cthulhu.

Bien qu’il bénéficie à présent d’une renommée mondiale, Lovecraft reste malgré tout un personnage plutôt atypique et difficile à cerner, ayant vécu l’entièreté de sa vie dans ses troubles et ses peurs, sans reconnaissance immédiate de ses travaux. Parmi la liste prolifique des nouvelles que ce cher Lovecraft a écrit, en figure une qui se nomme La quête onirique de Kadath l’inconnue, et qui narre l’histoire d’un certain Randolph Carter. Dans ce récit, Carter rêve de Kadath, une cité merveilleuse qui renfermerait la demeure de dieux appelés Grands Anciens. La ville, qu’il entraperçoit au loin, exerce sur lui une attraction irrésistible, et son désir de s’y rendre est si fort qu’il ne peut se rétracter devant les ultimes mises en garde.

Chaos rampant

– « Mises en garde ? Mises en garde de qui, exactement ?
– « Oh, eh bien de prêtres qu’il rencontre dans ses songes, qui le préviennent des dangers auxquels il s’expose, s’il part en quête de Kadath.
– Quel genre de dangers ? Qu’est-ce qu’il pourrait lui arriver, s’il ne fait que rêver ?
– Ah ! Mais sachez que les rêves ont un impact décisif dans les histoires de Lovecraft. Ils se confondent bien souvent avec la réalité, qui elle-même peut se révéler douteuse, incertaine, voire fausse, tant les notions d’espace et le temps nous dépassent selon lui. La folie, conséquence de convictions qui s’estompent devant les mystères insoutenables du Néant, est un élément incontournable chez cet auteur. Un simple rêve peut donc rendre complètement fou, et Carter, de par sa modeste condition humaine, ne peut en être exempté. Le trajet pour Kadath est semé d’embûches, et les infernales entités qui existent entre les univers et qu’il est susceptible de rencontrer ne jouent pas spécialement en sa faveur. Parmi elles, on parle notamment d’Azathoth, le Sultan des démons, et de Nyarlathotep, son immonde serviteur, surnommé le Chaos rampant.
– Ça fait froid dans le dos.
– Oui, vous pouvez le dire. »

Jeu de lumière

À cet instant, des reflets argentés s’accrochèrent aux feuilles des arbres qui bruissaient autour d’eux ; le jour déclinait, le soleil se couchait sur le monde de Noël, mais la luminosité attendue durant cette phase de la journée avait quelque chose de pas clair. Les paroles de Wagner semblaient directement agir sur son protégé, insufflant dans son imaginaire une forme d’inquiétude, transmise par l’intermédiaire de ce jeu de lumière si spécial.

– « Si je vous révèle comment tout ça se finit, on le verra, n’est-ce-pas ?« , dit Wagner.
Ouais, sans doute.
– Êtes-vous réellement prêt à l’entendre ?
 »
Et Noël réfléchit un peu avant de formuler une réponse. Plus tard, il ne regretta pas – jamais – bien que l’expérience demeura un poil marquante, constituant même une source durable de sueurs froides pour lui comme pour Wagner. Au bout d’une moitié de minute, Noël dit : « Oui, oui, j’ai bien envie de savoir ce qui va se passer pour ce Randolph Carter. »
Alors, Wagner reprit le fil de son récit.

Olivier Bernard

Vous en êtes à la troisième et dernière partie de la fiction La veillée de Noël

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